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Cela fait quelques années que les services de messageries instantanées se multiplient, mais certains acteurs dominent clairement le marché. Dans la mesure ou tout le monde doit utiliser la même application pour communiquer, pourquoi faire le choix aujourd'hui d'utiliser une nouvelle application ? N'est ce pas compliquer inutilement les choses ? WhatsApp et Messenger sont sans doute aujourd'hui les deux mastodontes du chat. Nous sommes de plus en plus nombreux à les utiliser pour communiquer avec amis et famille en lieu et place des SMS ou emails, mais nous oublions tous une chose : Si les SMS et emails sont des protocoles de communication ou chacun est libre de choisir son fournisseur d'accés ( Alice peut avoir sa messagerie chez Orange et son numéro de télépone chez Bouygues, pendant que David aura une adresse email Google ( gmail ) et un numéro de téléphone chez Free, lorsque nous utilisons WhatsApp ou Messenger, nous ne dépendons des services d'une seule et unique compagnie : Facebook. Je ne pense pas avoir besoin de revenir longuement sur les dangers de centraliser à ce point les télécommunications mondiales et les confier à une seule compagnie, un système aussi centralisé est la porte ouverte à tous les abus, nous l'avons vu avec Cambridge Analytica : avec le traitement des données, des entreprises comme Facebook peuvent obtenir une connaissance fine et précise de ses utilisateurs, leurs personnalités, leurs intérêts politiques et leurs opinions, et s'en servir pour les manipuler à leurs insu par des techniques si subtiles qu'il est impossible de le réaliser. Si cela peut sembler complotiste, c'est non seulement théoriquement possible, mais les révélations autour de Cambridge Analytica ont révélé que c'était une réalité.

Mais une fois cette réalité acceptée, et une fois prêt à faire le deuil de votre application préférée, quelle application choisir, et pourquoi préférer Matrix/Riot à une autre ?

Riot ou Matrix ?

Riot ou Matrix ? Parle t-on de la même chose ? Pourquoi ces deux noms ?

Matrix se définit comme protocole, tandis que Riot est une application utilsant ce protocole. Il suffit de faire le parallèle avec l'email pour comprendre : Riot est à Matrix ce que Outlook ou Thunderbird sont à l'email. Et tout comme pour l'email, l'utilisation de Matrix permet de faire le choix d'un fournisseur. En utilisant Riot, le choix fait par défaut sera de s'inscrire sur les serveurs de Matrix.org, la fondation qui régule le développement du protocole Matrix, vous serez ainsi identifié par une adresse du type @utilisateur:matrix.org.

pourquoi faire confiance à Matrix ?

  • Tout le logiciel est opensource, que ce soit la partie serveur, Synapse, ou la partie application utilisateur, Riot, le fonctionnement du logiciel est totalement transparent.
  • Matrix.org est une association à but non lucratif.
  • Mozilla l'a récemment adopté comme logiciel de communication interne pour ses équipes.
  • il est possible d'installer son propre serveur sans s'isoler, en continuant à communiquer avec le reste du monde, on reste ainsi complètement maître de nos communications.
  • les communications sont chiffrées, et le chiffrement ne repose pas sur une confiance accordée à une société détenue par un milliardaire américain ou russe ( pensez à Telegram ), mais sur une transparence offerte par une association à but non lucratif.
  • Le passage vers Matrix peut être fait sans douleur. Les développeurs font d'enormes efforts pour rendre le logiciel aussi accessible que possible. Même l'administration française a décidé d'utiliser le protocole Matrix en installant son propre serveur, et en développant son propre logiciel, Tchap, basé sur Riot. Le but est de convertir progressivement toute l'administration à son utilisation.
  • Riot n'est qu'une application parmi d'autres, si certain·e·s trouvent son usage trop compliqué, de nombreuses autres applications sont en développement tels que Nheko, Fractale, Mirage, Ditto, FluffyChat, etc... Il est possible d'utiliser ces applications tout en gardant le même nom d'utilisateur, et en transférant tous ses messages et contacts. Un peu comme quand vous passez d'Outlook à Thunderbird.
  • Il existe de nombreux gadgets ou bots qu'il est possible d'integrer à un salon de discussion, on peut par exemple integrer un pad pour travailler à plusieurs sur le même document, ou une visioconférence Jitsi, il existe aussi des bots pour faire des sondages, intégrer un flux RSS et depuis peu il existe un bot qui peut fournir des données pays par pays sur le coronavirus.
  • il existe des "ponts", des logiciels qui peuvent être installés sur les serveurs d'Attac permettant de créer des ponts entre Matrix et Telegram. On peut créer des salons de discussions communs à Matrix et Telegram. C'est aussi possible de créer des ponts pour Discord, Slack, IRC, WhatsApp, Messenger, etc...

Le gros avantage de Matrix est son esprit ouvert et décentralisé. Contrairement à un chat comme Telegram par exemple, Matrix est complétement opensource, ce qui signifie que des experts peuvent facilement auditer le système entier, ce qui a été fait avec leur protocole de chiffrement. Contrairement à des applications comme Signal ou Wire par exemple, Matrix est décentralisé, et réduit ainsi la dépendance à une seule compagnie, tout en se proposant comme standard libre. On pourrait imaginer Orange installer un serveur Matrix et offrant un compte Matrix à ses clients ( tout comme pour le mail ). Et Orange pourrait développer sa propre application pour remplacer Riot. Cela pourrait être vrai de Google ou de Microsoft, Matrix est aujoud'hui le seul protocole de messagerie ayant la capacité de devenir un standard de messagerie chiffrée à l'image du mail, et l'adoption de Matrix par Mozilla, par l'administration française, par l'armée allemande, et par les développeurs de Wordpress ouvre une voie royale pour ce protocole.

Si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit ?

Comment se finance Matrix alors ? D'abord Matrix est une fondation et reçoit des dons de plusieurs entreprises et états. Et l'entreprise à l'origine de Matrix, Vector.im, qui est de très loin le plus grand contributeur dans le développement de l'écosystème Matrix, fournit ses conseils et ses services aux acteurs désireux de l'installer, comme l'administration française avec Tchap. De plus, ils louent des abonnements sur Modular.im en offrant un service plus stable que le service gratuit de Matrix.org et avec des services et gadgets supplémentaires. Pour l'instant il existe peu d'autre service gratuit que Matrix.org, mais la popularité de l'application devrait rapidement pousser d'autres acteurs à offrir des comptes gratuits, on peut penser à Framasoft, association française promouvant le logiciel libre, ou La Quadrature du Net.

Pour vous inscrire : https://riot.im/app/

À lire aussi : desgeeksetdeslettres.com

Pour mieux comprendre :

Cas de WhatsApp

Dans le cas de WhatsApp, Alice, David et Michel sont tous les trois forcés d'utiliser l'application WhatsApp et les serveurs WhatsApp chez Facebook pour communiquer entre eux.

Cas de l'email

Dans le cas du mail, chacun est libre de choisir son propre fournisseur de mail, et sa propre application de mail répondant le mieux à ses besoins et à son éthique. Si David n'en a rien à foutre de ses données personnelles et choisit d'avoir une boite Gmail, c'est son choix, mais Igor qui se méfie de Google et préfère un fournisseur plus soucieux de la vie privée de ses utilisateurs peut toujours communiquer avec David en choisissant Vivaldi ; ceci parce que le mail est un standard libre. Moran est le plus geek d'entre tous, et il décide d'installer son propre serveur mail afin d'être totalement maitre de ses données. L'email étant un standard libre et opensource, il est libre de le faire.

Cas de Matrix

Et voilà le réseau Matrix, tout comme le mail, il permet d'avoir accès à un réseau distribué et non pas centralisé comme WhatsApp. On retrouve le même principe que pour l'email mais appliqué à la messagerie instantanée et chiffrée. Les adresses sont de la forme @utilisateur:serveur.com. Les logos des applications utilisées correspondent à Riot, FluffyChat, Pattle et Nheko. Le serveur Dendrite est un nouveau type de serveur en développement, qui permettra des échanges en pair-à-pair entre les utilisateurs. Mais ce n'est pour l'instant qu'au stade de projet.

Ça faisait longtemps que j'attendais un bon film qui explique bien le danger posé par les réseaux sociaux au bon fonctionnement même de notre démocratie. Et le voilà avec "The great hack" ! Le documentaire revient sur le scandale de Cambridge Analytica encore trop peu connu en France. Cambridge Analytica est une société qui déposa faillite avant de pouvoir subir une enquête, elle était alors accusée d'avoir eu recours à des opérations PSYOPS de manipulation de masses, qu'ils avaient auparavant utilisé dans un cadre militaire, à des fins éléctoraux. Le film expose les procédés de cette compagnie et comment la complicité de Facebook a permi de réussir des manipulations à grande échelle afin de persuader un grand nombre d'élécteurs de voter pour Trump dans le cadre de l'éléction présidentielle Américaine, et de voter pour la sortie de l'Europe dans le cadre du référendum pour le Brexit. On y apprend également que Cambridge Analytica n'en était pas à son coup d'essai, et que nombre de pays ont vu leurs éléctions présidentielles perturbées par la dangereuse complicité entre Facebook et Cambridge Analytica. Le film finit par alerter sur le danger que pose des réseaux comme Facebook pour la démocratie, et reprend les paroles de la journaliste Carole Cadwalladr en affirmant qu'il n'est plus possible d'organiser des éléctions démocratiques libres en l'état actuel des choses. CE FILM N'EST PAS UNE SCIENCE-FICTION ! IL S'AGIT D'UN DOCUMENTAIRE. À voir, impérativement !

One cut of the dead est un film nait d'un projet d'étudiants au Japon de faire un film de Zombie tourné en une seule prise. De délire en délire est nait un film extrémement original et intelligent, qui se permet même d'inventer une nouvelle approche du cinéma. Bien plus qu'une parodie de film de Zombies, One cut of the dead apporte une idée incroyablement originale dont il est difficile de parler sans spoiler et gâcher le plaisir du film.

Pour ceux qui ne veulent pas être spoilé, ne pas lire la suite

Le film se découpe en réalité en 3 parties, une première partie décrit le tournage d'un film ; le tournage semble maladroit et bourré d'erreurs, les premières 40 minutes du film ressemblent à un vieux film se série Z, mal tourné, mal fait, mais il est important d'en noter les détails. La deuxième partie du film se situe avant le tournage, il s'agit de sa préparation, et on comprend tout doucement que le tournage ne va pas être à propos d'une attaque de zombies, mais à propos d'un tournage sur un film de zombie. La deuxième partie du film présente les protagonistes et laisse subtilement entrevoir les potentiels problèmes du tournage, avec beaucoup d'intelligence, de nombreux indices sont dévoilés qui permettent de saisir l'essence du film. Et enfin la troisième partie du film arrive, celle qui dévoile tout. Le jeu des mises en abimes et dévoilé, et on revit la première scène du film, filmée de l'extérieur ; on comprend alors toutes les erreurs de casting, les hésitations, les ratés, tout le reste du film prend tout à coup tout son sens, et il est difficile de ne pas rire devant cette confusion entretenue entre le script voulu du film dans le film, ou les erreurs de tournage du film dans le film. Il est difficile de le décrire sans se perdre dans les différentes mises en abimes, à tel point que le générique de fin du film devient le film qui filme le film sur un film qui filme un film de zombies.... Bref on s'y perd, mais on rit bien !

Par sa subtil confusion entretenue des mises en abimes, et son humour décalé, One cut of the dead se permet d'inventer un genre nouveau. Un film fait avec beaucoup d'intelligence et d'humour.

Rappel de la mythologie de Batman : l'histoire un homme dont les parents se sont fait tués sous ses yeux alors qu'il était enfant, il hérite de la fortune de ses parents et devient l'homme le plus riche de Gotham city, Bruce Wayne ; la nuit, il se transforme en justicier vengeur et débarasse Gotham de la plèbe qui saccage la ville. Ce qui est frappant dans ce film Joker, c'est comment la mythologie est retournée, inversée. Le film décrit la naissance du Joker, futur ennemi juré du Batman, dans un contexte social rappelant étrangement une certaine réalité. C'est dans une ville gouvernée par une élite déconnectée, qui coupe les crédits des services sociaux pour faire des économies, que le sociopathe Arthur Fleck évolue. Dans une ville étouffée par la violence, le mépris, l'indifférence, l'anti-héros devient petit à petit psychopathe, et dans sa haine et sa révolte, entraine avec lui la révolte de toute une classe de la population de Gotham. Attention cependant, il ne faut pas s'attendre à une critique sociale très intelligente et détaillée, les évenements s'enchainent parfois de manière étrange, et la manière dont le psychopathe tueur devient aussi rapidement une idole surprend un peu ; mais le film fait preuve d'un esthétisme très agréable, le jeu d'acteur de l'interprète du Joker est une performance époustouflante, et le renversement de la mythologie Batman et du super héro achève d'en faire un film qui vaut le coup d'être visionné.

Après qu'un père et son fils reviennent du magasin où ils vont faire "leurs courses" ( "shoplifters" se traduit par "voleurs à l'étalage" ), ils tombent sur une gamine semblant être abandonnée dehors et affamée. Ils la recueillent dans leur famille. On s'aperçoit bientôt que cette famille n'est liée non par le sang, mais par la compassion, la compassion d'êtres abandonnés et reclus. "Shoplifters" aborde discrètement une multitude de problèmes sociaux du Japon, tout en conférant à ses personnages un caractère incroyablement humain et touchant. Un chef d'oeuvre, même au sein du cinéma japonais qui n'en manque pas, un des meilleurs films que j'ai vu cette année ( bien plus marquant que "Roma" à mon goût ), et un avant goût d'un pays qui s'annonce fascinant à visiter.

After a father and his son come back from "shopping", they find a small girl seemingly abandonned outside and famished. They host her as part of their family and soon we realize that this family is not linked by blood, but by the compassion between abandonned and misfits. "Shoplifters" discreetly tackle a lot of social problems in Japan, and bestow upon its characters a deep and touching humanity. A masterpiece, even among Japanese cinema, and one of the best movies I've seen this year ( far more poignant than "Roma" to my taste ), and a foretaste of a country that promises to be a very interesting place to visit.

The Holy Mountain, trailer.

J'ai entendu parler de Jodorowsky pour la première fois avec "Jodorowsy's Dune", un documentaire américain réalisé en 2013 portant sur un des projets les plus ambitieux que le monde du cinéma de science fiction ait connu : une adaptation du roman Dune de Frank Herbert. Jodorowsky avait rassemblé une équipe de choc et réalisé un story-board dont de nombreux éléments furent repris plus tard dans de nombreuses œuvres de science fiction grand public. Le projet de "Dune" n'aboutira pas, faute de financement ; les producteurs hollywoodiens ne voulurent pas financer Jodorowsy pour son film. Ce n'est qu'en regardant "La montagne sacrée" que je compris vraiment pourquoi... Il me fallu du temps, entre la première fois que je m'intéressais à "La montagne sacrée", et le moment où je le regardais, je repoussais sans cesse, les premières minutes du film me faisait craindre un film trop intellectuel, remplit de symboles indéchiffrables, je craignais une séance de cinéma douloureuse comme j'avais pu vivre avec le "Sayat Nova" ( ou "la couleur de la grenade" ) de Serguei Paradjanov, je pensais vraiment que j'allais me faire chier. Quelle bonne surprise fut ce film ! Non seulement c'est un spectacle magnifique, les couleurs sont vives et magnifiques, la musique entraînante et envoûtante, les décors sont riches, les costumes travaillés, chaque scène du film aurait sa place dans un musée d'art contemporain ( et j'ai eu beaucoup plus de plaisir à regarder ce film qu'à visiter un musée d'art contemporain ), et le film n'hésite pas à choquer, mais sans provocation, sans violence, mais sans aucune pudeur, sans gêne, on sent que l'auteur ne recule devant rien, et n'hésite pas à piétiner les symboles les plus chers à la civilisation judéo-chrétienne avec la liberté la plus débridée. Jodorowsky se lance dans un assaut symbolique et psychanalytique de la culture occidentale, avant de livrer sa vision du parcours initiatique et spirituel. Le symbolisme est osé, à tel point qu'il en devient drôle, voire carrément hilarant, et il me faut résister à la tentation d'en afficher des photos de peur de gâcher la surprise. Je sais que les premières apparences du film peuvent rebuter, elles m'ont longtemps rebuté, mais la liberté, la joie et la folie qui se dégagent de ce film fascinent, et si le film est sans doute trop polémique et trop loufoque pour parler de chef d’œuvre, on y sent de nombreuses graines du génie.

Après avoir été licencié d'une banque où il a travaillé pendant 30 années, Monsieur Verdoux trouve un moyen pour subvenir aux besoins de sa femme invalide et de son fils : Il séduit de riches femmes d'age mur et les assassine après avoir extorqué leurs biens. Inspiré par l'histoire de Henri Désiré Landru, Orson Wells suggéra l'idée à Chaplin d'en faire un film. Premier film de Charlie Chaplin après la seconde guerre, une certaine amertume se dégage de ce film, Chaplin passe de la moquerie d'un monde moderne, ou de dirigeants fous et mégalomanes, à une critique acerbe de la guerre et du monde capitaliste. Revenant sur des thèmes d'avant guerre, ressassant les dérives et horreurs nées des crises du monde capitaliste, "Monsieur Verdoux" fut très mal accueilli à sa sortie, relégué au second plan par des films plus optimistes et mettant en premier plan le rêve Américain ( comme "life is beautiful", très bon film aussi au passage ) ; un film de Chaplin à voir, au ton très différent de ses précédents films, mais à nouveau un chef d'oeuvre.

After being sacked out of a bank he had been working for 30 years, Monsieur Verdoux find a way to provide to the needs of his disabled wife and his son : he seduce rich middle-aged women and kill them after taking possession of their wealth. Inspired by the story of Henri Désiré Landru, Orson Wells gave the idea to Chaplin to make a movie out of it. First film of Charlie Chaplin after the second war, it contains a sort of bitterness, Chaplin went from the mockery of the modern times, or of crazy and megalomaniac dictators, to an acerb criticism of capitalism. Insisting on the dark themes of before the war, sieving again the excess and horrors born from the crisis of capitalism, "Monsieur Verdoux" was badly welcome by the audience when it came out, overthrown by more optimistic movies, giving the taste of the American dream ( among others "Life is beautiful", good movie too by the way ) ; a must watch of Charlie Chaplin, very different tone compared to his older movies, but another masterpiece of cinema.

Le vieil homme et l'enfant

Un enfant juif se retrouve hébergé par un vieillard antisémite et sa femme au cours de la seconde guerre mondiale. Une forte histoire d'amitié se forge entre le vieil homme et l'enfant. Si la thématique juive pendant la seconde guerre mondiale peut paraître avoir été visitée et revisitée, ce film l'aborde d'une manière qui semble étrangement d'actualité, et semblerait répondre à la montée de populisme en Europe si il n'avait pas été réalisé il y a 50 ans. En plus d'être une belle histoire et leçon de tolérance, le film est drôle et léger, et on ne peut s'empêcher de sourire aux bêtises et facéties des compères et de leur vie dans ce village de France. Le personnage du vieillard joué semble taillé pour Michel Simon, si bien qu'il semble jouer son propre rôle. Une belle leçon et un beau moment à passer.

Michel Simon in THE TWO OF US.

A Jewish child find himself hosted by an old antisemitic man and his wife during the course of the second world war. A strong friendship rise between the old man and the child. If the Jewish theme during the second world war seems to have been rehearsed over and over, the movie approaches it in a way that seems strangely actual, and it would seem to echo the current rise of populism in Europe if it hadn't been made 50 years ago. It is not only a beautiful story and teaching of tolerance, it is also light and funny movie, where one cannot but laugh to the jokes and discussions of the two friends on harsh topics. The character of the old man seems to have been made especially for Michel Simon, so well that he seems to play his own role. A beautiful lesson and an agreeable way to spend time.

Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

In a remote village in Turkey, Lale and her four sisters are coming home from school, playing with boys. This is not permitted. In result, her home will transform into a jail, they will learn the domestic chores instead of going to school and talks deals with arranged marriage. The five sisters, owned by freedom, will turn away this new limits.

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Film de Jean-Paul Rappeneau, adaptation de la pièce d'Edmond Rostand, jouée pour la première fois en 1897, inspiré par la vie de l'écrivain libertin Savinien de Cyrano de Bergerac.

Un des grands rôles de Gerard Depardieu, il interprète un héros romantique, idéaliste, libre d'esprit et assoiffé d'amour et de liberté. Au film de cape et d'épée se mêle une oeuvre poétique, où prose se mélange aux alexandrins cinglants de Cyrano. Une oeuvre majeure du cinéma français des années 90.